ERIC ROHMER : M’AS-TU VU(E) ?

S’il y a un cinéaste philosophe, il s’agit bien d’Eric Rohmer. Du Signe du lion en 1959 aux Amours d'Astrée et Céladon en 2007, le doyen de la Nouvelle Vague n'a eu cesse de stimuler l'intellect de ses spectateurs, de manière malicieuse souvent, parfois légère en apparence. Ses emprunts aux auteurs classiques ne relèvent pas... Lire la Suite →

LA PISCINE (Nouvelle)

INCIPIT A Paris, l’été, on s’ennuie. On cherche des façons de tuer le temps. Enfant du dix-neuvième arrondissement, je connais chaque recoin des Buttes Chaumont. Le canal de l’Ourcq est mon intime, le parc de la Villette mon terrain de jeu. Mais l’endroit que je chéris par-dessus tout reste la piscine Pailleron. Gamin, j’y appris... Lire la Suite →

GEORGES SIMENON (2/2) : LES TEMPS DE CRISE

Il y a quelques mois, je partageais ici un texte sur les romans durs de Simenon.  Nul besoin de le préciser, il est un de mes auteurs phares, auquel je reviens régulièrement (comment ne pas le faire ? Son oeuvre est tellement pléthorique qu’on n’en fera jamais le tour). Je cherchais donc un angle d’attaque... Lire la Suite →

OSLO, 31 AOÛT (Joachim Trier, 2011)

Amateurs de feel good movies, passez votre chemin. Nous avons affaire à un film d’une rare déprime. Il n'est pas interdit cependant d'apprécier les oeuvres plombantes. Chacun son propre panthéon, de Houellebecq à Pavese. Fritz Zorn en bonne place, bien sûr, mais au sommet de tout, Kafka (“c’était comme si la honte devait lui survivre”,... Lire la Suite →

GUILLAUME BRAC

Dans la veine des réalisateurs français néo-rohmériens, Guillaume Brac sort du lot. J’avais d’abord misé sur Mickaël Hers, auteur du prometteur Memory Lane, mais ses emprunts à l’oeuvre du maître se sont révélés trop criants (le lac d’Annecy, Marie Rivière et Feodor Atkine dans Ce Sentiment de l’été) et presque agaçants de bon goût. A... Lire la Suite →

Gilles Vidal, Articles de plage

Le titre du recueil, d’abord, intrigue. Articles de plage. Ces articles sont-ils définis ? Et quelles sont ces plages qu’évoque l’auteur ? Celles de son enfance, assurément. De l’enfance qui est "le seul pays d’un homme”. De l’enfance qui pourtant nous échappe. Dès le premier poème, on comprend qu’elle est désormais matière morte : (...)l’enfance... Lire la Suite →

HEAT

(Michael Mann, 1995) Dès le premier plan, tout est dit. Les couleurs métalliques. L’ambiance urbaine. Le vide. La nuit. Sortant d’un nuage de fumée, un métro entre dans une station déserte de Los Angeles. A bord, on distingue à peine le conducteur et une vague passagère. Deuxième plan, d’un angle opposé : la gare comme... Lire la Suite →

Mémoire vive (Version longue)

Premier jour, aube d’une ville nouvelle. Six heures, dimanche, au saut du lit. Les gouttelettes s’étendent sur la vitre, créent des formes étranges et fugaces. Malgré le climat, ou à cause de lui, on a envie de prendre la voiture, d’aller se promener en forêt. On garera la 206 sur un petit parking désert, on... Lire la Suite →

Mémoire vive (extrait)

Tenter de toucher le nerf de la guerre,de fourrer les doigts dans la plaie ;résurgence des régions anciennes,goût du sang, appel de la forêt. Saillir du néant, de l’empriseou autant emporte la viequand, crissant sur le pavé humide,les pneus dérapent, incontrôlés. Anticiper en seule issue,suite dans les idées sacrée ;cessation des hostilités,audace dans la mise... Lire la Suite →

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